par Jean Cigu


Ce matin j ‘ai pris en stop un être d ‘une étrange beauté mais qui portait un masque, pour se protéger semble t’il. J’ai pensé à la pandémie, mais elle m ‘a dit: « je me protège du mensonge, de l’erreur et de toutes les turpitudes d’une humanité qui par appât du gain et souveraine indifférence, s’est détachée de son être même ».
Je cherche à contacter les chercheurs de Vérité mais leur centre de recherche est désert ou déserté. Personne ne répond, depuis des mois, et ma vie est en danger……
Je lui ai demandé : à qui ai-je l ‘honneur? « Je suis la Vérité et j’avance masquée de peur de me faire tuer ».
Comment faire pour vous aider ? Vous semblez craindre et redouter d’être agressée ? Je vous vois tremblante et apeurée…
Que puis-je faire pour vous, lui dis-je ?
Voici un an, j’ai été enlevée par un commando d’hommes cagoulés qui m’ont interrogée pour connaître la vraie nature de mes activités et de mes buts, et pour me demander de ne plus m’exprimer, sans quoi je m’exposais à une mort certaine. Je fus ainsi torturée et violentée toute une nuit par ces soi disant fanatiques de la Vérité qui ne supportaient pas que je sois la Vérité et voulaient connaître la vérité de la Vérité…
Je viens de me faire insulter. Je ne me sens plus en sécurité et crains pour ma vie, c’est-à-dire pour le symbole de ce qui pourrait réconcilier les hommes en garantissant l’intérêt commun de la communauté humaine.
J’ai été victime d’un attentat visant à me supprimer à tout jamais, comme si l’existence de la Vérité était insupportable à une partie de l’humanité.
Les personnes qui étaient chargées de ma protection ont abandonné les défenses, me laissant à la merci des attaques de tous les ennemis de la Vérité : je pense à ces chercheurs de Vérité qui se sont endormis dans l’espérance de non agressions, à moins que ce ne fut pas peur, car la Vérité fait peur, elle est de toutes les blessures « la plus rapprochée du soleil » et il est difficile dans l’obscurité des temps modernes de distinguer les homme de l’aube et du jour des hommes de la nuit…
Si vous la rencontrez, au moins ne l ‘écrasez pas. Elle est si difficile à reconnaitre…
Jean Cigu